Non, Brevo, Ghost et Canva ne répondent pas au même besoin. Si vous devez surtout envoyer une newsletter et tenir une base d’abonnés, Brevo est le choix par défaut ; si vous devez surtout fabriquer un visuel, Canva suffit ; si votre priorité est la publication avec abonnement payant, il faut regarder un outil centré sur cette logique. Les quotas gratuits ci-dessous sont relevés en 2026.
Comment choisir le bon outil entre Brevo, Ghost et Canva pour votre newsletter ?
Le bon critère est l’usage principal. Un outil peut servir à dessiner un message, un autre à l’expédier, un autre à publier une lettre avec abonnement. Mélanger ces rôles vous fait perdre du temps dès la première campagne.
Canva suffit-il pour concevoir et envoyer une infolettre ?
Canva couvre la création visuelle. Canva propose des centaines d’exemples de newsletter personnalisables en ligne pour créer votre communication visuelle. Cet usage convient si vous devez mettre en page un contenu, préparer une maquette ou produire un habillage propre.
Canva ne remplace pas un outil d’envoi. Le visuel peut être prêt, mais la liste d’abonnés, le suivi des destinataires et l’expédition restent à gérer ailleurs. Pour une activité régulière, cela crée vite un assemblage de fichiers et d’actions manuelles.
Pourquoi un outil d’envoi dédié tranche le choix
Brevo appartient à la famille des logiciels d’envoi et de relation client. Brevo est une solution française emailing et CRM qui gère la relation client par Email, SMS, WhatsApp et Chat, pensée pour les débutants comme pour les experts. Le point utile, pour un indépendant, est simple : un seul outil sert à envoyer, ranger les contacts et suivre les échanges.
Si votre besoin réel est la publication d’une lettre avec abonnement payant, la logique change. Substack illustre ce cas : la plateforme est gratuite et spécialisée, centrée sur la création et la monétisation via des abonnements payants pour les créateurs, écrivains et indépendants. Ce repère aide à trancher : création graphique, envoi marketing et publication payante sont trois usages distincts.
Le choix par défaut reste donc Brevo dès que vous gérez une liste et des campagnes. Canva intervient en amont, pour le design. Un outil de publication n’a d’intérêt que si votre modèle repose d’abord sur la lecture récurrente et l’abonnement.

Quelles sont les limites des plans gratuits pour l’envoi de campagnes ?
Les plafonds gratuits se jugent sur trois colonnes : volume mensuel, taille de la base et blocage éventuel sur une seule journée d’envoi. Un quota élevé sur le mois peut rester inutilisable si la plateforme coupe l’expédition trop tôt sur une journée.
Source : HubSpot.
| Logiciel | E-mails / mois | Nombre de contacts | Limite quotidienne |
|---|---|---|---|
| HubSpot | 2 000 | Illimité | Aucune |
| Mailchimp | 500 | 250 maximum | 250 e-mails |
| Mailjet | 6 000 | Non facturés | 200 e-mails |
| eTarget | 6 000 | Illimité | 200 e-mails |
HubSpot propose un plan gratuit avec un éditeur visuel, des jetons de personnalisation et des analytics intégrés, incluant 2 000 e-mails par mois pour un nombre de contacts illimité. Pour une petite newsletter de contenu, cette combinaison est plus souple que les offres qui bloquent très tôt sur la taille du carnet d’adresses.
Mailchimp plafonne désormais son offre gratuite à 250 contacts et 500 e-mails par mois, avec une limite quotidienne de 250 e-mails. Cette offre devient vite étroite si vous grossissez un peu ou si vous devez renvoyer une campagne corrigée.
Mailjet propose un plan gratuit autorisant 6 000 e-mails par mois, dans la limite de 200 e-mails par jour, avec des contacts non facturés. eTarget suit la même logique de volume, avec une conformité RGPD intégrée et des contacts illimités. Ces deux offres donnent plus d’air sur le mois, mais elles imposent d’étaler l’envoi si votre base dépasse leur plafond quotidien.
Infomaniak fonctionne autrement. Son outil de newsletter ne repose pas sur un abonnement, mais sur des crédits, avec une équivalence simple : 1 crédit correspond à 1 newsletter envoyée et la durée de vie des crédits est illimitée. Ce modèle devient lisible si vous expédiez peu souvent et si vous voulez éviter un abonnement mensuel.
Pour trancher sans hésiter : Brevo reste le choix par défaut si vous cherchez d’abord l’envoi et la gestion des contacts ; HubSpot garde un intérêt si vous voulez un plan gratuit avec éditeur et statistiques ; Mailjet ou eTarget servent surtout à tester du volume sans payer tout de suite ; Mailchimp est le plus limité du groupe présenté.
En quoi les exigences RGPD et la délivrabilité modifient-elles votre sélection ?
Les règles de consentement et l’authentification du domaine écartent vite les outils trop légers. Un logiciel qui aide à gérer la base et la configuration technique évite des blocages qui n’ont rien à voir avec le design du message.
Quelles authentifications de domaine sont obligatoires en 2026 ?
Au-delà de 5 000 e-mails par jour, Gmail, Yahoo et Microsoft imposent l’authentification du domaine avec SPF, DKIM et DMARC. Ce seuil concerne les expéditeurs en masse. Si vous approchez ce niveau, la capacité de l’outil à gérer proprement cette configuration pèse dans le choix autant que le prix.
Le risque concret est simple : une newsletter bien rédigée peut arriver moins bien en boîte de réception si le domaine n’est pas correctement authentifié. Un outil visuel ne traite pas ce sujet. Un logiciel d’envoi, lui, doit au minimum s’intégrer à cette étape.
Comment gérer le consentement des abonnés selon la CNIL ?
La règle change selon le destinataire. Auprès des particuliers, la prospection par e-mail exige un consentement préalable, avec double opt-in recommandé. Auprès des professionnels, un droit d’opposition suffit si le message concerne leur fonction selon la CNIL.
Cette différence a une conséquence directe sur le choix de l’outil : la base doit permettre de distinguer les catégories de contacts. Si vous rangez particuliers et professionnels dans la même liste sans séparation, le suivi du consentement se dégrade vite. Brevo part avec un avantage pratique ici, car l’outil ne se limite pas à l’envoi et intègre aussi une logique de relation client.

Les erreurs qui vous bloquent dès les premiers envois
- Choisir Canva comme outil principal de newsletter produit un faux départ : le message est beau, mais l’expédition, la liste d’abonnés et le suivi restent hors de l’outil. Utilisez Canva pour la maquette, puis basculez sur Brevo ou un autre logiciel d’envoi dès que vous adressez une vraie base.
- Regarder seulement le volume mensuel conduit à sous-estimer le blocage réel : Mailjet et eTarget affichent 6 000 envois sur le mois, mais coupent à 200 sur une même journée, et Mailchimp s’arrête à 250. Vérifiez toujours la ligne quotidienne avant de choisir une offre gratuite.
- Prendre Mailchimp pour tester une newsletter qui doit grossir crée un plafond trop bas : 250 contacts et 500 messages mensuels laissent peu de marge pour une lettre régulière, surtout si vous devez renvoyer une campagne. Prenez plutôt une offre qui garde de l’espace sur la base ou sur le quota total.
- Mélanger particuliers et professionnels dans une seule liste produit un suivi flou du consentement et du droit d’opposition. Séparez les catégories dès la collecte et gardez un outil qui vous aide à filtrer la base avant chaque envoi.
- Attendre de dépasser 5 000 e-mails par jour pour configurer SPF, DKIM et DMARC fait surgir le problème au pire moment, quand l’audience grossit déjà. Préparez l’authentification du domaine avant d’atteindre ce seuil si votre newsletter prend de l’ampleur.
Ouvrez votre outil actuel, notez sur une ligne votre besoin principal, création visuelle, envoi à une base ou publication payante, puis vérifiez juste après deux points : la limite d’expédition qui s’applique à votre rythme réel et la façon dont l’outil sépare les abonnés particuliers des contacts professionnels.
FAQ
Canva peut-il remplacer Brevo pour une newsletter régulière ?
Non. Canva sert à concevoir le visuel. Brevo sert à envoyer, à gérer la base et à suivre la relation client.
Quel repère utiliser si vous hésitez entre un outil d’envoi et une plateforme de publication ?
Le repère utile est le modèle de travail. Si vous vendez surtout une lecture par abonnement, regardez une plateforme centrée sur cette logique, comme Substack. Si vous devez surtout expédier des campagnes à une liste, prenez un logiciel d’envoi.
Que faire si vous dépassez 5 000 e-mails par jour ?
À partir de 5 000 e-mails par jour, Gmail, Yahoo et Microsoft exigent l’authentification du domaine avec SPF, DKIM et DMARC. La marche à suivre est donc de configurer ces trois réglages sur le domaine utilisé pour l’envoi, puis de vérifier que votre outil de newsletter les prend bien en charge.
Une offre gratuite avec 6 000 envois par mois suffit-elle toujours ?
Non. Une offre à 6 000 sur le mois peut rester bloquante si elle limite fortement l’expédition sur une seule journée. C’est le cas de Mailjet et d’eTarget, qui plafonnent chacun à 200 sur la journée.
Quand le système par crédits d’Infomaniak devient-il plus lisible qu’un abonnement ?
Le système par crédits devient plus simple si vous n’expédiez pas souvent. Le fabricant indique une équivalence directe : 1 crédit correspond à 1 newsletter envoyée, avec une durée de vie illimitée.